l'océan gronde
les mondes sombrent
ton nom revient reviens


je succombe
un soleil écrasant
et toi tout en mirage


la musique s'éteint
avec tes yeux
le ciel est rouge
et soir


quand il joue
la mort s'incline



l'été m'échappe
tu marches en sens inverse
des aiguilles de mon coeur


je demeure sur le sable
rien n'efface ton visage
ni les vagues ni les autres


seul un seul nuage rieur
comme tu es vivant


au-delà de toute limite
tu m'envahis



juste un éperon rocheux
une dentelle sans résistance



mon île au-vent
tes je-veux
dansent


un mouton tu-toit
les pins
la brise extramarine
nous plaint


la chaleur nous étreint
3 gouttes et rien
je me noye dans tes yeux


arbre tronc
même arbre
roulé lavé
blanche page
écume
tout s'efface


la radio chuchote
cent robes
ici ou là
les fleurs
entre vent et bleu ciel


si tu savais
tu m-en-irais


le papillon blanc
à l'heure de tout quitter
passe les barrières les carrières
les frontières
de nos territoires futiles



je m'engage
en plein espoir de cause


tu menaces le ciel
d'un sourire
pour l'instant



son monde inconnu
vaut tout
le nôtre