dimanche, mars 19 2006
Par Franck le dimanche, mars 19 2006, 14:23
samedi, mars 11 2006
Par Franck le samedi, mars 11 2006, 17:23
vendredi, février 24 2006
Par Franck le vendredi, février 24 2006, 23:43

N'est-ce pas. N'est-ce pas trop. Grand.
N'est-ce pas trop loin. Je ne sais plus. Ai-je voulu. Ai-je foulé le sol. Ta
terre. Meuble. N'est-ce pas. Si j'ai vécu. Je ne sais plus. N'est-ce pas trop
plein - ou bien. Si morne. Je ne sais plus si j'ai vécu. N'est-ce pas. Un
mirage. La douceur d'un mensonge. N'est-ce pas. Mes illusions. Trop grand. Ton
mutisme.Trop. Je ne sais plus si j'ai voulu. Si j'ai vraiment émis ce rêve.
Par Franck le vendredi, février 24 2006, 21:31


Ailleurs. Je cherche. Ailleurs. Et ce sont des trains. Tes paysages. Ailleurs.
Ton nom. Je cherche. D'autres voix. D'autres traces. Ailleurs. Je. Je cherche
ailleurs. Pour rien. Pour toi. Ailleurs. La nuit - et le jour. Mais. Ce sont.
Toujours. Tout. Le temps. Toujours. Tes yeux. Tes yeux. Ton corps et tes rires.
Ailleurs. C'est toujours. Toi.
vendredi, février 17 2006
Par Franck le vendredi, février 17 2006, 21:39
Il n'a pas plu depuis longtemps, longtemps. Il n'a pas. Depuis. Il n'a pas. Pluie. Il n'a pas pu. Il n'a pas plu depuis si longtemps et pourtant. Ce matin, juste après l'aube, après que la brise a dissipé la brume. Ce matin, il a marché dedans. Dans la boue. De la boue. Les pieds, les deux pieds dans la boue. Il n'a pas pu. Ce matin. Progression de plus en plus difficile. Il n'a pas pu arriver. Arriver. Jusqu'à toi. Sa progression lente, très lente puis impossible. Ca. Les deux pieds. De la boue. Partout. Et il s'est enfoncé dedans, dedans. Jusqu'aux genoux, jusqu'à - la boue.
jeudi, décembre 22 2005
Par Franck le jeudi, décembre 22 2005, 23:40

On ne re-voit pas, on voit. Ce soir. Ce soir, j'ai vu. J'ai vu le poème de Wim
Wenders : Paris, Texas. Et j'ai été totalement submergé par cette vague
d'amour. Abasourdi, englouti. Une vague qui se brise sur la digue de nos
fragilités. Nos fragilités. Tout cet amour qui trouve portes closes. Qui se
heurte à la banale folie du monde. Le monde. Ce monde que nous avons bâti. Le
monde. Cette forteresse. Ces murs que nous élevons autour de notre solitude. Le
monde, notre forteresse muette. C'est bien un miroir sans teint qui nous sépare
de nous, de lui et d'elle. C'est bien dans ce miroir sans teint que se reflète
l'image de nos vies égarées. A la fin, au bout des paradoxes et de tous les
traumatismes, l'espoir demeure : n'avons-nous pas devant les yeux et sous nos
pieds ces horizons vibrants, ces horizons inachevés qui ne demandent qu'à
parler - avec ou sans mots.
vendredi, décembre 9 2005
Par Franck le vendredi, décembre 9 2005, 20:36

Nous souffrons. Nous souffrons d'un penchant poison. Un poison insidieux. Nous
souffrons d'un penchant morbide - le goût du noir.
Ce poison que l'on pile avec application, avec délectation, ce poison
consciencieusement travaillé, broyé, pour une ingestion mieux radicale.
Nous souffrons de ce penchant redoutable à très forte dose de narcissisme
interdit.
Nous souffrons. Nous souffrons d'un mal que toutes les expertises médicales
situent entre le nombril et la corne d'abondance.
Ainsi, je vous le dis et que ces mots claquent au vent comme les drapeaux à
prière de mon toi du monde. Je vous le dis : le ciel est bleu, le ciel est tout
bleu et ce bleu est d'une pureté insondable.
vendredi, novembre 18 2005
Par Franck le vendredi, novembre 18 2005, 07:11
Aujourd'hui, nous avons accompagné Claude dans son dernier voyage...
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mardi, novembre 8 2005
Par Franck le mardi, novembre 8 2005, 21:41
Entre mille. Entre mille, je la reconnaîtrais. Entre. Entre mille, je la reconnaîtrai. Et quand bien même des villes et des sens. Toutes les gares, ces stations. Toutes les rues. Toutes ces voix et ces visages, je la reconnaîtrai. Entre mille, je. Là. Ou elle sera, je saurai. La trouver, la voir, la reconnaître entre - elle.
samedi, novembre 5 2005
Par Franck le samedi, novembre 5 2005, 15:49
Les mots comme ils me viennent après avoir vu les photos de Sophie Ristelhueber au centre Georges Pompidou (exposition Big Bang / salle : "guerre")...
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lundi, octobre 31 2005
Par Franck le lundi, octobre 31 2005, 18:13
mercredi, octobre 26 2005
Par Franck le mercredi, octobre 26 2005, 15:59

Le train. Ce wagon vide qui flotte un
peu. Le train à la tombée de - l'automne. Le train. Le train entre en gare. La
gare. Le train. Le train repart entre le rouge et le gris d'eau. Le train. Ses
paysages. Ma mélancolie douce.
dimanche, octobre 23 2005
Par Franck le dimanche, octobre 23 2005, 15:45
samedi, octobre 22 2005
Par Franck le samedi, octobre 22 2005, 21:05

Tu viens lentement, si lentement. Tu
viens en amont. En amont du temps. Tu viens. Tu navigues si lentement. La
mémoire - du fleuve, tu renais. Tu viens. Je t'attends. Déjà. Je t'entends. Je
l'entends ton coeur. Qu'il pousse. Ton coeur. Je t'attends. Je t'entends avant.
J'attends. T'apercevoir enfin. Entre ! Mes méandres. Enfin, te voir. Le temps,
tout le temps de contempler. Te contempler. Tout le temps de t'aimer quand tu
prends le temps d'enlacer - le fleuve. Mes méandres.
dimanche, octobre 16 2005
Par Franck le dimanche, octobre 16 2005, 19:30

Une ombre. Entre nous. Une ombre entre nous.
Une ombre diffuse. Mai. Qui nous porte des coups. Une ombre qui rogne. Qui
glisse - cette ombre se glisse. Cette ombre. Allons ! Nous ? Prenons dans nos
mains. Nos mains jointes. Allons, prenons la gomme à remonter. Tout effacer.
Prenons la vie. De nous - recommencer. Recommencer
lundi, octobre 10 2005
Par Franck le lundi, octobre 10 2005, 23:14


Automne. J'ai attrapé. D'automne, quelques feuilles. Un paysage. Le sol.
Jonché. D'automne. Des feuilles. J'ai attrapé. La lumière fugitive. D'automne.
Ton éclat. J'ai attrapé. Du bien - aux cieux de ta mélancolie...M'automne.
samedi, octobre 8 2005
Par Franck le samedi, octobre 8 2005, 14:26


Dissipation. Matines eaux. Dissipation. Avant elle, ouate. Un mur de ouate.
Epais. Avant. Dissipation. Epais silence. Avant elle. Toute vie atténuée.
Dissipation. Là. Elle. Dissipation des brouillards. A midi. Elle. Mon
apparition. A moi.
mercredi, octobre 5 2005
Par Franck le mercredi, octobre 5 2005, 22:35

Je n'ai rien. Il a plu. Je n'ai. Plu. Il a plu. Juste en haut. Derrière
l'école. Je ne peux m'empêcher d'y plonger. Je n'ai plus. Rien. Plu. Plus un
seul souvenir. Deux. Sec. Il a plu pour. Notre coteau. Tout bleu. A tes yeux.
Je ne peux m'empêcher d'y songer. Il a plu pour. Une fois. Il a plu juste une
fois. Pour nous - seul. Je n'ai rien. Je n'ai plus. Rien. Que ce préau de toi.
mercredi, septembre 21 2005
Par Franck le mercredi, septembre 21 2005, 20:51


Bleu. Bleu du soir. Bleu des
jours d'automne. Le soir. Bleu des soirs d'automne. Tombe - et du ciel. Une
seule lumière. Ce soir. Un bleu unique. Bleu. Bleu du soir. Bleu de toi. Bleu
de l'âme. Ton souvenir. Pur et pénétrant. Pur. Ton souvenir. Ce bleu. Un bleu
qui n'est - ni la vie ni la mort. Bleu du soir. Tant l'heure n'est plus. Bleu
des soirs d'automne. Bleu. Le cri perçant. Seul. Bleu. Ta voix cristalline.
Bleu du ciel. Immensément.
Yves Klein
vendredi, septembre 16 2005
Par Franck le vendredi, septembre 16 2005, 22:49


Station - A quai, une foule
d'ombres. A. Ce matin. L'ombre des hommes. De moi. Station. Le quai. Mes pieds.
Le quai se dérobe. Sous. Mes pieds. A. Je. Nous. Station. Debout. Ici. Après.
Notre éternité.